En Asie, dans la zone Pacifique et au Japon, le marché en est à un stade très avancé. Il continuera à représenter près de 40% des connexions à large bande et trois quarts des ménages de ces régions accèderont à un tel type de connexion d'ici 2010 alors que seule la moitié des foyers américains et européens sera dans la même situation à cet horizon.
Compenser les baisses de prix des services de base
Au cours de ces dernières années, la croissance rapide de la pénétration des connexions à
large bande a été dopée par la réduction des coûts. Celle-ci a été supérieure à
10% par année, assortie en sus d'une augmentation des débits. Ce service est
ainsi devenu la principale source de revenus pour les opérateurs et les a aidés
à compenser la baisse des recettes enregistrée ans les services vocaux et la
transmission des données traditionnels.La
pénétration dans certains marchés étant en train d'atteindre son stade de
saturation, il ne suffira pas pourtant que les opérateurs de télécommunication
focalisent leur attention sur l'acquisition de nouveaux clients pour que la
baisse des prix débouche sur des activités profitables à l'avenir.
Actuellement, en Europe, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne détiennent la palme en
nombre absolu de connexions à large bande alors que, sur ce marché, le
Danemark, les Pays-Bas et la Suisse comptent le plus fort taux de pénétration
dans le grand public.
Les nouveaux abonnés toujours plus rares
Pour les opérateurs, les revenus issus de la transmission des données à large bande vont
progresser annuellement de 8,8% en moyenne jusqu'en 2010. Cependant, selon le
cabinet d'étude de marchés, la croissance du nombre d'abonnés va se ralentir et
aura tendance à se rapprocher du point de saturation. Les opérateurs devront
donc veiller à prendre des mesures pour sauvegarder leurs futurs revenus. Il ne
suffira pas de s'attirer de nouveaux clients; il faudra surtout faire en sorte que
les revenus par utilisateur augmentent. Plus la pression des concurrents se
fera menaçante, moins l'accroissement de la vitesse constituera un facteur de
différenciation. Leur avenir passe donc par les applications basées sur le Web
ainsi que par les services vocaux et vidéo.
Les
stratégies adoptées par les opérateurs pour améliorer leur rentabilité à
l'avenir vont varier selon les pays en fonction du degré de maturité et de la
complexité de leur marché respectif. Dans les pays nordiques par exemple, le cabinet
d'étude de marchés Gartner prédit que le niveau de pénétration devrait
avoisiner 70% alors que dans plusieurs pays du sud de l'Europe, celui-ci
devrait être inférieur à 50%.
Les services ajoutés, planche de salut
Les analystes de Gartner conseillent aux opérateurs de ne plus concentrer leurs
efforts sur le marché grand public en tentant de réduire les prix. Ils
devraient au contraire développer des services à valeur ajoutée destinés à
répondre aux nouveaux besoins des utilisateurs. Cela englobe le téléchargement
et le stockage de la musique en ligne, la sauvegarde des photos, la connexion
sans fil, la protection et les services de sécurité.
De plus,
les opérateurs auront à établir des partenariats régionaux de manière à
renforcer leur présence nationale ou leur intégration verticale, en mettant
l'accent sur le contenu ou le secteur des services.
«En raison
de la très forte progression des connexions à large bande en Europe au cours de
ces dernières années, un ralentissement est inévitable» reconnaît Susan
Richardson, analyste chez Gartner. «Cependant, en offrant des services ajoutés
et novateurs à l'instar de ce qui s'est fait en France, les sociétés de
télécommunications peuvent se réjouir des relations satisfaisantes qu'elles
pourront développer avec leurs clients au cours des années à venir».
Taux de pénétration des connexions à large bande en Suisse et dans les pays voisins selon le cabinet d'étude de marchés Gartner:
|
|
Suisse |
France |
Allemagne |
Grande-Bretagne
|
Hollande |
|
2005
|
42,5% |
33,2% |
23,1% |
35,5% |
45,6% |
|
2007
|
51,4% |
44,6% |
38,3% |
55,6% |
59,0% |
|
2010
|
59,5% |
53,4% |
49,9% |
64,4% |
67,4% |






