Deux ans après la sortie de la première volée d’étudiants en e-business et e-communication, les motivations et l’orientation de cet enseignement post-grade des HEC de Genève mettent beaucoup plus l’accent sur l’intégration du Web dans les procédures commerciales et économiques des entreprises. «Quand nous avons lancé notre filière de formation voici cinq ans, l’objectif de ceux qui voulaient se lancer dans ce secteur était de gagner rapidement de l’argent avec Internet» reconnaît Michelle Bergadaà, directrice de l’Observatoire de vente et de stratégies du marketing (OVSM) de l’Université de Genève et coordinatrice de cette formation post-grade en cours d’emploi. «Aujourd’hui, les professions du Web sont essentiellement des métiers d’interface concernant l’ensemble des acteurs clés des entreprises.
Du fantasme à la réalité
Du coup, les personnes les plus intéressées à cette formation ne sont plus des spécialistes de l’informatique, mais des comptables, stratèges, responsables des ressources humaines. «Le rêve qui entourait tout ce qui avait trait à Internet est bien fini» précise Michelle Bergadaà. «Et nous ne comptons parmi nos élèves quasiment plus aucun indépendant».
Une évolution qui marque toute la profession car ce sont aujourd’hui les experts de toutes les disciplines qui doivent s’imprégner de l’esprit Web pour faire avancer les entreprises qui désirent rester à la pointe du progrès. La conception de sites Web ne se trouve plus entre les mains des informaticiens, mais des décideurs.
Options stratégiques et travail collaboratif
Pour bien faire comprendre les implications d’Internet au cœur de l’activité des entreprises, Michelle Bergadaà collabore avec des consultants de haut niveau. La diversité des compétences des enseignants assure la pluridisciplinarité de cette formation et offre un environnement propice à l’échange d’idées et d’expériences. La volonté des organisateurs est de privilégier un enseignement interactif fondé sur la discussion de cas d’entreprises et sur des travaux personnalisés. La parole est ainsi donnée à des praticiens qui imprègnent quotidiennement la marque du Web à leur société. C’est par exemple le cas du directeur d’easyjet qui aborde la raison du succès de sa compagnie dont le modèle est entièrement basé sur la Toile Mondiale. Le spécialiste d’un cabinet d’avocat intervient également dans le cadre du module couvrant les questions de droit liées à Internet et à l’e-business. Des responsables de banque expliquent par ailleurs comment Internet est venu modifier profondément le fonctionnement de leur établissement.
«L’essentiel est de bien faire saisir l’esprit du Web à nos élèves» relève Michelle Bergadaà. L’enseignement évolue constamment en fonction des besoins et de l’apparition de nouvelles technologies. Les modifications du contenu touchent en moyenne chaque année de 10 à 30% de la matière selon les sujets. Le module e-commerce a même disparu pour laisser la place à d’autres aspects, davantage axés sur les options stratégiques et le travail collaboratif.
Transposition dans le commerce virtuel
Une place toute particulière est consacrée au laboratoire de recherche, d’évaluation et d’investissement. Il s’agit d’accompagner les participants dans leur découverte des multiples opportunités qu’offrent les technologies Internet.
L’approche choisie repose sur l’analyse de plusieurs sociétés actives dans ce domaine. Leur analyse repose en l’occurrence sur leur potentiel réel à se développer dans l’environnement actuel et leur état d’avancement dans le domaine du commerce virtuel.
Un vecteur déterminant de l’entreprise
En parallèle à la formation de type académique, les étudiants créent et animent un site Internet qui leur permet de rester constamment en contact avec leur environnement économique et social. Ils travaillent sur ce site de manière collaborative et en équipe et bénéficient par ce biais de relations privilégiées avec les internautes et partenaires du site de manière à créer un véritable esprit communautaire imprégné de l’instinct de la Toile Mondiale.
«Beaucoup de PME n’ont pas encore compris la réelle nécessité qu’il y a à disposer d’un site Web. Nombreuses sont celles qui ne réalisent pas qu’avant de contacter une entreprise quelconque, les gens commencent toujours par s’informer sur leur site» soulève Michelle Bergadaà. Pour une entreprise, un site Internet représente un maillon très important de son activité et l’on ne peut pas l’externaliser sans autre à une société tierce. Il fait intégralement partie de l’entreprise en terme de stratégie de développement, même pour une PME.
Le certificat de formation continue en e-business et e-communication
La création de ce certificat de formation continue répond aux besoins d’entreprises et individus confrontés aux enjeux des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et plus particulièrement au défi du «Net». Cette formation en cours d’emploi est articulée autour de sept modules:
- Projet de site de contenu et travail collaboratif
- Gestion des connaissances et réseaux e-business
- Les nouveaux outils du Web et CRM
- La communication et la mutation Internet
- Laboratoire de recherche, d’évaluation et d’investissement
- Economie et e-business
- Droit commercial et e-droit






