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Les EPF suisses retenues dans le cadre de projets européens

La commission européenne a présélectionné six projets de technologies futures et émergentes en vue du financement d'activités de recherche.

La Commission européenne a dévoilé lors de la conférence-exposition FET 11 de Budapest, que six projets ont été retenus pour se disputer deux places de choix dans le domaine de la recherche en matière de technologies futures et émergentes (FET). Chacun des six concurrents, parmi lesquels on compte les écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich, recevra environ 1,5 million d'euros pour affiner sa proposition pendant un an, après quoi seulement deux projets seront sélectionnés.

Ces initiatives auront pour but de réaliser de grands progrès dans les technologies de l'information et des communications (TIC), permettant d'apporter des solutions à certains problèmes majeurs de la société. Les deux initiatives choisies pour bénéficier d'un financement à long terme auront une durée de 10 ans et chacune sera dotée d'un budget maximum de 100 millions d'euros par année.

Sur les 26 projets déposés le 4 décembre 2010, l'Union européenne a retenu deux défis de l'EPFL pour le tour ultime de sélection.

 

Les technologies quotidiennes de demain

Le projet Guardian Angels, mené par les équipes d’Adrian Ionescu (EPFL) et de Christopher Hierold (EPFZ), a pour ambition d’imaginer et de produire des composants électroniques radicalement nouveaux: autonomes en énergie, intégrés à notre quotidien et peu coûteux. Cette vision d’avenir implique une miniaturisation, l’utilisation de ressources inattendues – mouvements du corps humain, lumière, variation de température – et l’intégration parfaite aux objets courants. Les nouveaux capteurs pourront facilement assurer le confort et la sécurité de tous.

 

Simuler le fonctionnement du cerveau humain

Le Human Brain Project, successeur du Blue Brain, ambitionne de créer une simulation du cerveau humain – un outil révolutionnaire pour les recherches en neuroscience. Pour y parvenir, le groupe d’Henry Markram (EPFL) va développer des technologies inédites. En médecine par exemple, une plateforme de recherche et de test servira à mettre au point de nouveaux médicaments et des traitements adéquats. En informatique et en robotique, les chercheurs s’inspireront des incroyables capacités cérébrales de l’homme. Les scientifiques préparent une véritable révolution technologique qui améliorera la qualité de vie et visera, à terme, à simuler un cerveau humain complet.

Ces projets dirigés par l’EPFL fédèrent plusieurs équipes européennes. Des collaborations indispensables. «Cette masse critique d’experts de différents pays européens est nécessaire pour résoudre les défis de notre société », explique Henry Markram. C’est également une occasion unique pour l’Europe de rester dans le peloton de tête mondial technologique. Comme le souligne Adrian Ionescu, «En rassemblant universités et industries de haut niveau en Europe, les recherches à long terme sur l’énergie et les nanotechnologies deviendront réalité».

Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission responsable de la stratégie numérique, a déclaré à ce sujet: «Les finalistes annoncés aujourd'hui vont faire éclore l'innovation de demain. Dans le domaine fascinant et extrêmement motivant des technologies futures et émergentes, certains des plus grands chercheurs au monde sont en Europe. Associés aux efforts déployés face aux grands défis, les financements aux niveaux européen, national et régional peuvent conduire à des innovations pour s'attaquer à des problèmes tels que les maladies neurodégénératives ou le changement climatique.»

 


Les finalistes du concours

  • Accélérateur de connaissances et système de gestion des crises FuturICT: les TIC permettent d'analyser de gros volumes de données et des situations complexes afin de mieux prévoir les catastrophes naturelles ou de gérer les catastrophes causées par l'homme, dépassant les frontières nationales ou continentales.

  • Science et technologies du graphène pour les TIC et au-delà: le graphène est un nouveau matériau mis au point par manipulation à l'échelle atomique et moléculaire, qui pourrait remplacer le silicium comme matériau miracle du 21 e siècle.

  • Anges gardiens pour une planète plus intelligente: il s'agit de dispositifs minuscules, sans pile, qui fonctionnent comme des assistants personnels autonomes et peuvent capter, calculer et communiquer, même à l'intérieur de notre système sanguin.

  • Le projet «Cerveau humain»: en comprenant le fonctionnement du cerveau humain, on pourrait appliquer des concepts qui en découlent ou s'en inspirent aux architectures informatiques, aux neurosciences et à la médecine.

  • Avenir informatique de la médecine: grâce aux technologies numériques, il est possible de dispenser des soins médicaux personnalisés en fonction de données moléculaires, physiologiques et anatomiques recueillies individuellement auprès des patients et traitées à l'aide de connaissances médicales intégrées au niveau mondial.

  • Robots de compagnie: il s'agit de robots intelligents, agréables au toucher, qui ont des capacités perceptives, cognitives et émotionnelles très développées et peuvent aider les gens en changeant radicalement la façon dont l'homme interagit avec les machines.

Pour ouvrir de nouvelles pistes, les concurrents devront dépasser les limites habituelles de la recherche en matière de TIC et nouer des relations avec des spécialistes d'autres domaines comme la santé, les matériaux, les neurosciences et la neuro-robotique.

Il ne sera possible de relever de tels défis scientifiques qu'en conjuguant les efforts déployés par des chercheurs de haut niveau à travers toute l'Europe. La plupart des propositions annoncées aujourd'hui sont soutenues par nombre d'entreprises et d'organismes de financement de la recherche et par des centaines de scientifiques.

Elles exigeront aussi de combiner les ressources fournies par le programme-cadre de recherche de l'UE, les programmes de recherche nationaux et régionaux et les entreprises. À titre de comparaison, le projet de séquençage complet du génome humain a monopolisé des centaines de scientifiques dans le monde pendant 13 ans et a coûté environ 2,1 milliards EUR. Les projets d'initiatives phares FET constituent des tâches de la même ampleur, dont les résultats escomptés sont tout aussi considérables.

 

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